El pognon

Les mats du stade de la Maladière à Neuchâtel sont trop hauts, le fait que le stade co-appartienne à la ville n’y change rien. Nous sommes dans un état de droit, chacun se doit de respecter la loi, villes comprises.

Mais en Suisse, il y a une autre façon de laver son ligne sale : par des compensations financières…

Citation du canard local l’Express du 30.11.2010 :

« L’association de quartier avait décidé au mois de février d’entrer en procédure de négociation pour trouver des compensations au retrait des oppositions aux mâts du stade de la Maladière, explique-t-elle aujourd’hui dans un communiqué. Malgré une proposition de remplacement des mâts par des bandeaux lumineux (notre édition du 11 novembre), l’association réunie en assemblée a voté pour une réparation des préjudices subis. Dès lors, un accord devrait être proposé par les copropriétaires et signé ces prochains mois, conclut l’association de la Maladière. »

Rappelons, pour mémoire, l’interview réalisée dans le même journal de l’avocat des plaignants parue le 12.11.2009

CHRISTIAN VAN GESSEL Avocat chargé de défendre les intérêts des opposants aux mâts de la Maladière

1 – Ces mâts font partie du paysage désormais. Voulez-vous toujours les faire disparaître? Oui! Et je sens les représentants de l’association de quartier plus motivés que jamais depuis le résultat de cette expertise, qui montre qu’autre chose est possible.

2 – Êtes-vous prêts à aller jusqu’au bout, même s’il faut démonter le toit du stade? Evidemment. Je rappelle que ces structures sont parfaitement illégales!

3 – Le remplacement des mâts pourrait coûter très cher. A votre avis, qui devra payer? Ceux qui sont responsables d’avoir installé des mâts trop hauts. Les constructeurs, les architectes? Il risque d’y avoir un procès pour déterminer d’où vient la faute.

Beurk. Cela restera donc moche ad vitam.